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Wes Montgomery - A Day In The Life (1967)

Le vieux cuir patiné d'un fauteuil club. Un verre de whisky posé sur un guéridon filtre la lumière à travers le brun de l'alcool délicat. La cellule craque sur le bord du disque et commence à gratter la partie gravée du sillon. Les premières notes de piano égrainent le groove sur la contrebasse et Wes installe le thème en douceur. Bienvenue dans l'univers du Smooth et de l'élégance ! 

Ray Barretto - Pastime Paradise (1981)

Il est une génération pour qui Pastime Paradise, avant d'être un incontournable de Stevie Wonder, était un titre de Coolio illustrant les efforts de la merveilleuse Michele Pfeiffer dans sa volonté d'instruire une horrible bande d'enfants aussi pauvres que réfractaires à l'éducation. Michele !

Wes Montgomery - Where Have All The Flowers Gone? (1968)

Les arrangements baroques dans le jazz, c'est comme le bœuf bourguignon : c'est meilleur quand c'est réchauffé... Cette accroche n'a aucun sens mais avouons qu'elle a quand même de la gueule.

The Spotnicks - Take Me To The Mardi Gras (1978)

De Take Me To The Mardi Gras, on connaissait la version de 1975 par Bob James. Chez FunkyFlex, on aime bien Bob James. Beaucoup. On avait vaguement intégré l'idée qu'il s'agissait d'une reprise. Mais on feignait l'ignorance et on continuait d'écouter la version orchestrée par le brillant arrangeur de CTI, en brulant des cierges devant une petite poupée de chiffon à l'effigie de Creed Taylor et ses verres de rhum en offrande...

Phill Upchurch & Tennyson Stephens - Black maybe (1975)

Philip Upchurch est un fin guitariste de sessions. Et comme toutes les pointures de studios qui traînèrent un jour leurs étuis à instruments du côté de New York, Philip s'est fait alpaguer par Creed Taylor.

John Tropea - The Jingle (1975)

Une fois n'est pas coutume, on ressort un disque déjà évoqué il y a peu pour en extraire une nouvelle pépite. Comme si les cellules des platines FunkyFlex n'avaient pas assez caresser cette rondelle de John Tropea sortie en 1973, on en remet une couche.

John Tropea - Just Blues (1975)

Le genre de types qu'on connaît pas, mais en vrai, on le connaît... John Tropea, c'est la grosse guitare de quelques masterpieces de Deodato. Also Sprach Zarathustra, Septembre 13, tout l'album Deodato 2 dont on écoutait un extrait par la. Chez CTI, le guitariste a aussi frayé avec Lalo Schiffrin, Hubert Laws, David Matthews. Ailleurs, avec Van Morrison, Jon Lucien... Bref, John Troppea n'est pas un inconnu. Un bon ami, même.

Deodato - Night In White Satin (1973

Les reprises instrumentales de grands tubes populaires ne sont pas toujours très heureuses. Mais à grand coups d'arrangements puissants, quand on ne cherche pas a faire swinguer de force une mélodie bien écrite en l'enrobant de grooves à la papa mal taillés, le résultat peut être chouette.

Seawind - Angel Of Mercy (1977)

Une belle hawaïenne et son équipe de moustachus débarquent sur la côte ouest avec leurs colliers de cuivres au tour du coup, leurs arrangements fin et leur groove puissant.

Hank Crawford - Corazon (1973)

Quand devant la multitude de disques de la collection les doigts ne savent pas quelle galette attraper. Quand la tête a besoin de remuer autant que de se reposer. Dans ces cas la, le bac consacrer au label CTI / Kudu contient souvent le "bon-jazz-funk-qu'il-te-faut". Facile, direz-vous ? Oui, répondrais-je.

Kathy McCord - Rainbow Ride (1969)

Les premiers pas du label CTI ! Après avoir pris son indépendance et enlevé les petites roues que A&M Records lui avait installées pour assurer la stabilité des débuts, le label de Creed Taylor sort les premières galettes estampillées du seul nom CTI.

Stanley Turrentine - Peaces Of Dreams (1975)

"Don't Mess with Mister T. (Tu peux pas test avec Monsieur T. !)" Non, pas celui la, l'autre. Stanley. Le saxophoniste volubile au phrasé délicat. Sur cette production labellisée CTI, le souffleur étale sa sensibilité dans le satin d'une section de cordes parfumée à l'Hammond.

Joe Beck - Red Eye (1975)

A une époque ou le jazz vivait et faisait vivre, Joe Beck, sa guitare sous le bras, arpentait les boites, terminait un gig et filait jouer quelques mètre plus loin, dans une autre salle au coin de la rue.

Jorge Dalto - Listen Up (1988)

Ah ! Le jazz funk des années 1980 ! Après avoir offert au monde la chaleur des productions des années 1970, les meilleurs musiciens de la fusion mettent leur talent au service de grooves a la saveur acide jaune fluo.

George Benson - White Rabbit ( 1971)

"Quand elle arrive cette note fantastique, quand le lapin arrache sa propre tête, je veux que tu balances cette saloperie de radio dans la baignoire, avec moi."

Bob James - Night On Bald Montain (1974)

Intensité, tension, poursuite... On inspire un grand coup et on laisse passer la déferlante de six minutes. L'orchestre fougueux avale les arrangements de cette adaptation de la Nuit sur le mont chauve - Poème symphonique de Moussorgski dont on doit l'orchestration la plus célèbre à Rimski-Korsakov -.

Art Farmer - Crawl Space (1977)

A la page "Cool jazz groovy" du Petit Larousse funkyfié, je crois que le disque Crawl Space de Art Farmer est cité en référence. On pourrait y ajouter un grande partie du catalogue CTI et l'intégralité de son sous label KUDU.